« Ce qui nous a frappés lorsqu’on s’est penché sur ce corpus des œuvres de Rousseau, c’est qu’on ne constate pas une vraie évolution en termes de technique, mais plutôt une conscience des limites qu’étaient sa pratique, sa technique et donc la manière dont il va choisir ses combats. Sur certaines œuvres, qu’il a la volonté de présenter au Salon des Indépendants par exemple, il va faire preuve d’une certaine minutie, être très précautionneux dans sa manière de peindre, très économe aussi dans son usage même des pigments de sa palette, alors que pour d’autres, qu’il va souhaiter vendre sur le marché à un prix peut-être plus modeste, il va peindre de manière plus relâchée et être moins dans la minutie qu’on peut lui connaître par ailleurs. Donc ce n’est pas une évolution progressive tout au long de sa carrière, mais c’est vraiment un choix conscient qu’il fait sur la manière de peindre en fonction de la destination de ses œuvres. » Juliette Degennes
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Entretien réalisé par Scarlett Reliquet, responsable de programmation culturelle et scientifique, musées d’Orsay et de l’Orangerie.
Avec Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine au musée de l’Orangerie, commissaire de l'exposition.