Salle Paysages impressionnistes

Musée d'Orsay
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Martine Beck-Coppola
Corps de texte
De gauche à droite : Alfred Sisley (1839-1899) L'Ile Saint-Denis, 1872 ; Camille Pissarro (1830-1903), Entrée du village de Voisins, 1872 ; Claude Monet (1840-1926), Bateaux de plaisance, entre 1872 et 1873.

 

Présenté à partir du 29 août 2023
Niveau -2

Domenica Walter, veuve du marchand et collectionneur Paul Guillaume, acquiert successivement, au cours des années 1950, un paysage d’Alfred Sisley, Chemin de Montbuisson à Louveciennes, puis un de Claude Monet, Argenteuil, aujourd’hui dans les collections du musée. Reflets de son goût pour l’impressionnisme, ses achats ont sensiblement infléchi l’ensemble initialement rassemblé par son mari.  

Ces deux paysages, et les prêts exceptionnels du musée d’Orsay mis en regard, rendent compte de la transformation de la campagne parisienne au début des années 1870. On y devine l’activité routière et ferroviaire qui règne sur les ponts de la Seine, ou celle des ports de plaisance devenus un lieu de détente pour les citadins.

L’intérêt des peintres pour le paysage est manifeste dès la première exposition impressionniste qui se tient en 1874. Elle consacre l’avènement de ce que les critiques ont appelé « l’école du plein air », c’est-à-dire la pratique de la peinture en extérieur, devant le motif.

Claude Monet, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Auguste Renoir, Paul Cézanne y présentent des paysages ordinaires qui rompent avec la nature idéalisée de la peinture académique. Les artistes s’attachent à représenter leurs sensations de la nature, « en toute saison directement sous la voûte du ciel » (Théodore Duret). La touche rapide, la gamme chromatique lumineuse, l’importance accordée au ciel, aux ombres et aux reflets, bousculent les codes traditionnels du genre et permettent de porter une attention nouvelle à ces paysages du quotidien.